Cette discipline consiste en l’étude de l’arbre généalogique en portant attention aux éléments marquants, aux coïncidences et aux répétitions. Elle utilise les repères de dates, de noms, d’âges, de lieux, de maladies. Ils constituent les points d’appel de l’attention à un lien existant entre membres de la famille. L’histoire que véhicule le clan, relative aux protagonistes et aux situations traversées par les générations précédentes, est tout aussi importante. La transmission se réalise tant pour les difficultés que pour les talents et les trésors familiaux.
Les secrets de famille et les non-dits, les morts injustes, les trahisons, les spoliations, les maladies, les échecs, déceptions ou toute autre situation douloureuse non résolue sont à l’origine de transmissions. Elles réapparaissent sous forme de moyens de protection inadaptés engendrant des dysfonctionnements physiques et matériels, psychologiques, relationnels, professionnels, de couple, etc… Elles peuvent perturber l’accomplissement de la vie des descendants (directs ou indirects) qui n’ont pas toujours connaissance de l’histoire ancestrale.
La psychogénéalogie devient une ressource thérapeutique quand des difficultés de vie apparaissent dans la descendance des ancêtres qui ont vécu une situation dramatique et qu’il semble impossible d’échapper à ses effets. Les liens entre ancêtres et contemporains deviennent les indices pour remonter à l’origine du dysfonctionnement d’une descendance.
Il convient de pacifier ce qui fut tu ou incompris. Il est indispensable d’analyser les situations vécues, les solutions, les choix des aïeux au regard de la nécessité de s’adapter pour survivre. C’est ce réflexe ultime et inconscient qui permet la survie de l’espèce humaine mais perturbe la descendance éloignée de la cause.