Chaque étape de notre vie est constituée d’un avant et d’un après, du pas à faire au pas fait, de la seconde dernière de ce qui va mourir, à la seconde première de ce qui doit naître.
Franchir chaque seuil demande de laisser mourir ce qui a été notre réalité jusqu’au point de bascule pour se consacrer pleinement à la naissance, à la découverte et à l’élaboration d’une nouvelle marche dans l’escalier de notre élévation.
Nous comprenons la difficulté du deuil de l’être aimé, nous y consacrons beaucoup de douceur et d’attention pour ménager notre acceptation et notre adaptation à une soudaineté brutale, même lorsqu’elle est prévisible.
Pourtant chaque seconde de notre vie est constituée d’un avant qui meurt et d’un après qui naît. Alors le franchissement de seuil est permanent, démontrant notre capacité à le vivre, l’accepter, le supporter.
Lorsque notre vie nous présente au seuil d’une étape fondamentale ou d’un drame, le même processus s’active: constater la fin d’un état permanent, traverser un état d’incertitude et de vide, accéder à la reconnaissance d’une nouvelle orientation de vie.
La transition se fera d’autant plus dans l’acceptation qu’elle est d’abord identifiée, que l’on s’accorde le temps de « faire » le deuil de ce qui nous a longtemps accompagné, en nous satisfaisant ou en nous décevant, pour enfin admettre que le futur en gestation est porteur d’un nouvel enseignement, de découvertes et d’allègement de pans de vie devenus archaïques.
Les transitions de vie sont la montée des marches vers notre accomplissement. Savoir les monter constitue un apprentissage en soi.
Chacun peut être accompagné pour regarder ce qui s’éteint, pour qu’il n’y ait pas de regrets mais qu’il y ait des réjouissances à l’avoir vécu. Nous découvrons l’existence de notre âme et de ceux qui sont proches de nous quand nous sommes confrontés à la mort. Par le cœur nous gardons le lien continu de la Joie et de l’Amour parce que nous devenons capable de transposer ce que nous avons aimé vivre dans nos expériences à venir.
Ainsi, les transitions de vie se réalisent dans la plénitude consciente du meilleur et de la confiance profonde de perpétuer le plus beau de nos expériences vécues dans le futur qui s’ouvre, même face à la mort terrestre des personnes aimées. Nos âmes ne sont jamais bien éloignées, il devient temps d’apprendre à nous rencontrer au-delà des limites anciennes que nous avons longtemps maintenues.
L’accompagnement de transition de vie consiste à identifier les regrets, les peurs, les culpabilités et les manques qui émergent quand un seuil à franchir surgit. Ces éléments sont eux-mêmes liés à notre vie, à nos structures familiales et transgénérationnelles et aux codes sociaux. C’est en se révélant dans son identité profonde que l’on apprendra à se dissocier des blocages dans les anciens schémas et à stagner dans les résistances au changement.
Apprendre à se connaître, pour s’approprier avec justesse sa vie future, libre de tout jugement et confiant en sa réalisation personnelle.
